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Tous les acteurs impliqués dans la nouvelle politique de santé aujourd'hui sont d'accord: la profession médicale évolue et il faut faire face aux nouveaux défis médicaux et sociaux auxquels ils doivent répondre. Cette journée de réflexion organisée par le Conseil d'Etat sur ce que seront ou devront être les métiers de la santé de demain, a montré la richesse de leurs intervenants, combien de changements nécessaires, ainsi que les politiques publiques, sont à l'œuvre avec de nombreux professionnels de la santé qui sont en capable de travailler ensemble pour fournir le meilleur service aux patients dans la connexion ville / hôpital la plus efficace.

Si les métiers de la santé ont évolué par petites étapes depuis plus de 15 ans, la distance parcourue aujourd'hui est importante et il faut la mesurer et la prendre en compte pour construire l'avenir de notre système de santé.

Dans un système de santé en mutation rapide, dû à des changements radicaux, notamment ceux liés à l'organisation de la médecine, à la mondialisation de la santé et à la pénétration de l'intelligence artificielle, à l'émergence de nouvelles professions médicales et à la transformation des métiers existants, entre la domination des spécialisations techniques et la pérennité du médecin libéral, est un défi. Voici le point de départ de la réflexion et de la discussion de cette journée sur les métiers de la santé de demain organisée par le Conseil d'Etat (1) 7 février.

La définition des professions médicales reste impossible en vertu de la loi actuelle …

En effet, comme le rappelle le préambule, Bruno Lasserre, vice-président du Conseil d'État, Face aux attentes et aux exigences renouvelées des spécialistes et des patients en matière d'accès aux parcours de soins et de leur structuration, il faut penser à la révolution des métiers et métiers de la santé: quelle place de régulation et l'émergence de nouvelles formes de coopération et de rémunération? Quels progrès sont attendus de la réorganisation du travail? Comment allier modernisation du métier avec qualité et disponibilité des soins?

Jusqu'à récemment, le médecin était le centre de gravité de notre système de santé, ce modèle n'est plus possible aujourd'hui …

Nouvelles professions médicales et nouvelles professions

La première table ronde résumant ce sujet, regardez en arrière pour savoir d'où nous venons, arrêtez-vous pour le moment et concentrez-vous sur un avenir innovant. Si le rôle du médecin reste au centre du système de santé actuel – l'évolution du nombre de médecins est importante, de 1 sur 1500 habitants en 1880 à 3 sur 1000 aujourd'hui), le caractère traditionnel du médecin du pays a cédé la place au partage des compétences entre professionnels de santé et aux nouvelles formes coopération au niveau régional. Comme déjà évoqué, les métiers de la santé évoluent également, dans un système caractérisé à la fois par des changements démographiques et sociaux liés à l'évolution des attentes des patients et des spécialistes, ainsi qu'à l'évolution induite par les progrès de la médecine ou les révolutions technologiques, notamment générées par la e-santé. Quelle intervention civique faut-il imaginer pour faire face aux tensions qui sapent le modèle initial?

pour Didier Truchet, professeur retraité à l'Université Panthéon-Assas. ces questions sont bénéfiques. En effet, si les métiers de la santé ont évolué lentement sur 15 ans, la distance parcourue aujourd'hui est importante et il faut la mesurer et la prendre en compte. En particulier, nous devons aligner la désertification médicale sur de nouvelles voies de santé qui doivent être efficaces chez les patients en demande croissante..

Conseiller d'État Lionel Collet a rappelé que si un médecin est bien qualifié en général entre prévention, diagnostic et traitement (Code de la santé publique – art. R4127-70), ne peut pas tout faire, surtout à un moment où la démographie médicale souffre d'un nombre décroissant de médecins praticiens (comme avec le nombre de claus …) et où les patients vieillissent, porteurs de polypathologies et nécessitant des parcours de soins complexes; des parcours qui reposent nécessairement sur l'interdisciplinarité, la coopération entre professionnels de santé, le partage des connaissances et des compétences au profit des patients, mais aussi la délégation de tâches par l'expérimentation (article 51).

Professions de la santé demainEn 2014 Rapport du Sénat Il n'a rien dit de plus, soulignant l'évolution nécessaire des professions de santé, principalement en collaboration entre spécialistes pour améliorer la qualité des soins, permettre le développement des soins et ouvrir la possibilité de définir de nouvelles professions, note le rapport: la définition des différentes limites d'exercices spécifiques, dans le cas des professions paramédicales, des décrets de compétence et fondés principalement sur l'importance de la formation initiale, semble être rigide et excessivement divisée par rapport à ces nouveaux enjeux – sans oublier que parfois elle peut sembler dépassée à la lumière de la réalité pratiques. Dans ce contexte, plusieurs pistes peuvent être envisagées pour que les soins aux patients évoluent vers une plus grande continuité et coordination.

Si les métiers de la santé ont évolué par petites étapes depuis plus de 15 ans, la distance parcourue aujourd'hui est importante et il faut la mesurer et la prendre en compte.

Lionel Collet a rappelé qu'en 20 ans de nouvelles professions sont apparues, telles que physicien médical, assistante dentaire, ostéopathe, psychothérapeute, assistante médicale et infirmière. Et quiconque parle de nouvelles professions parle de reconnaître de nouvelles compétences et même de les partager. L'envoi aux médecins généralistes équivaut donc à perdre du pouvoir mais la nouvelle génération de praticiens l'accepte plus facilement en reconnaissant la valeur de la collaboration. Le code de la santé publique ne devrait-il pas être validé en 2020?a cependant interrogé Lionel Collet.

L'histoire change, la régulation du système de santé a été transférée aux professionnels de santé eux-mêmes, a-t-il soutenu Michel Laforcade, directeur de l'Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine. Les plaques tectoniques bougent, les nouvelles générations de soignants refusent de travailler seules, recherchant un meilleur équilibre entre travail et vie personnelle. Les structures innovantes dans lesquelles ils sont impliqués, comme les maisons de santé multidisciplinaires (PME), les communautés de santé territoriales professionnelles (CPTS), transforment les soins aux patients en de nouvelles voies plus uniformes, cherchant à réduire l'inégalité de l'offre de soins sur le territoire. Quant aux plateformes territoriales de soutien (PTA), elles sont destinées à accompagner les spécialistes de l'organisation de parcours de santé complexesEt pour souligner que chaque professionnel de la santé, où qu'il soit, contribue à la construction de la prévention en agissant en tant qu'entité de santé publique.

N'est-il pas paradoxal de vouloir quitter le système de santé encore très centré sur la médecine, reconnaissant les nouvelles compétences des spécialistes pour continuer à penser que les infirmières ne sont que des «assistantes médicales»?

Professions de la santé demain

Vers des modes de rémunération également évolutifs …

Une deuxième table ronde a examiné les nouveaux défis en matière de rémunération. Il a été rappelé que le salaire des médecins généralistes était organisé autour de trois piliers:

  • frais de service, principe de base de la pratique libérale;
  • une rémunération forfaitaire permettant de prendre en compte l'implication de spécialistes, notamment dans le suivi à long terme des patients;
  • une rémunération versée conformément aux objectifs de santé publique et de performance à développer pour toutes les spécialités et pour tous les médecins qui le souhaitent.

Cependant, l’ambition est de développer ces pratiques de manière juste et harmonieuse, notamment en ce qui d'un forfait à un salaire qui ne doit pas conduire à privilégier les activités les plus rentables au détriment des autres. Jacques Battistoni, président de l'association MG Franceil a souligné la crise actuelle de l'accès aux soins, et en particulier aux soins de santé primaires, qui est un problème pour les patients eux-mêmes, mais aussi pour les responsables locaux et les professionnels de santé. L'offre de soins diminue régulièrement à mesure que la demande augmente. La ligne active des médecins généralistes atteint ses limites pour rester raisonnable, tout en respectant nos valeurs éthiques ainsi que notre intégrité mentale. En effet, nous devons traiter plus de patients qui ont de plus en plus de pathologies liées. La création du métier d'assistant médical nous ramènera au «temps médical». Mutualisation des ressources, incitations financières, forfaits pour la prise en charge des patients chroniques … les modalités de rémunération des médecins de famille doivent évoluer, être incitatives, mais non obligatoires.

Tester une nouvelle approche innovante de la santé, s'écartant (art. 51) de nombreuses réglementations de cofinancement en vigueur dans les villes, ainsi que dans les hôpitaux ou les structures médicales et sociales.

Professions de la santé demain

Natacha Lemaire, rapporteure générale du Conseil stratégique pour l'innovation en santé (ministère de la Solidarité et de la Santé) il a rappelé que la loi de financement de la sécurité sociale (2018) introduite à l'art. 51 dispositif permettant l'expérimentation de nouveaux établissements de santé sur la base de nouveaux modes de financement. Ces projets sont réalisés, par exemple, par des PME ou mis en œuvre par un établissement de santé, mais aussi par l'URPS. 2/3 de ces projets concernent la prise en charge et le suivi des maladies chroniques, 1/3 ont une approche populationnelle. Le premier protocole d'évaluation de toutes les expériences commencées (45 fin 2019) se tiendra au printemps 2020.

Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), a-t-il souligné le service à lui seul ne peut plus constituer un modèle uniforme et il faut construire quelque chose de différent, en dialogue, sans restriction, en favorisant des exercices multi-professionnels et coordonnés, en adaptant les outils informatiques, mais surtout en offrant à tous les acteurs un système qui répond aux besoins actuels.

Le nombre de médecins généralistes diminue d'année en année et continuera de diminuer, car un quart du personnel prendra sa retraite au cours des 10 prochaines années.

Rémunération à taux fixe: évaluation des soins infirmiers pour les personnes à charge

Par exemple, pour les infirmières libérales, l'approbation de 6 a initié une mesure importante en vigueur depuis le 1er janvier 2020. La mise en place progressive de l'évaluation infirmière (BSI) pour remplacer l'approche des soins infirmiers (DSI) établit des forfaits journaliers en fonction de la charge de soins de ces patients, les premiers étant des patients âgés 90 ans et plus. Ce nouveau support d'évaluation, basé sur les normes infirmières existantes, permet aux professionnels de décrire toutes leurs interventions, de définir un plan de soins adapté à la situation de chaque patient dépendant, en tenant mieux compte de la charge de travail de l'infirmière et du niveau de complexité de certains traitements. Cette mesure permettra à la profession de s'affranchir de la notion de temps dans la prestation des soins, qui est actuellement à l'origine de nombreux contrôles et paiements indus de l'assurance maladie. L'emballage dépend du poids des soins et s'accompagnera de l'extension de l'accumulation à des activités techniques spécifiques (injections, prises de sang), notamment chez les patients diabétiques. Par conséquent, ils peuvent être facturés séparément.

Professions de la santé demain

Certains métiers de demain sont déjà une réalité: c'est le cas de la pratique infirmière avancée, ouverte sur 5 domaines en 2020, a déclaré Katia Julienne, directrice générale des soins (DGOS)

Et les utilisateurs dans tout ça? Qu'en est-il de la médecine urbaine

La décomposition de l'offre de soins ainsi que des métiers et des personnels de santé en développant une offre hospitalière locale, ouverte à la ville et médico-sociale, est l'ambition de la loi concernant l'organisation et la transformation du système de santé. Il s'agit de confirmer la volonté de l'État de réduire les inégalités territoriales de santé en combattant les déserts médicaux et en développant de nouvelles formes de régulation concernant l'installation de spécialistes afin de garantir aux patients l'accès aux soins sans contact et la création de véritables parcours de soins. La troisième table ronde s'est concentrée dans ce contexte, également du fait de la révolution numérique, sur les relations médecin-patient, qui doivent certes perdurer, mais surtout évoluer. Qu'en est-il des nouvelles méthodes de communication, de gestion et de partage des données des patients, des droits des patients, de la confidentialité médicale, de l'éthique …

Dominique Le Guludec, président de l'Autorité nationale de la santé (HAS), il a tout de suite souligné le paradoxe: si le nombre de personnels de santé en France est assez important, les Français doivent faire face au désert médical (8% de la population vit dans la zone densément peuplée du ministère de l'économie). 44% des médecins généralistes cessent d'admettre de nouveaux patients, et 31% des français abandonnent le traitement en raison de rendez-vous trop longs. Pour les patients, plusieurs enjeux liés à cette situation: quelle est l'importance d'un médecin disponible et pour quelle qualité de soins? Quelles informations sont fournies à un patient lorsque 50% des connaissances médicales ont expiré en 5 ans? Quels outils d'information sont disponibles pour les patients? Et qu'en est-il des publicités interdites aux professionnels de la santé existants …

Qui va évaluer, apprécier la pertinence des informations fournies par le professionnel de la santé, a demandé Gérard Raymond, président de France Assos Santé

A ce sujet, comme rappelé Bruno Bachini, maître des pétitions, rapporteur dans la section de première instance du Conseil d'État. nous avons affaire à un manque de définition juridique générale de la publicité dans le droit écrit, mais nous devrions pouvoir la proposer et la faire évoluer. Il existe en effet un décalage entre les informations transférables et, d'autre part, la masse qui circule notamment sur le web. Le principe de la libre communication entre un professionnel de santé et la société est-il possible? Oui, si elle est parfaitement formulée par l'éthique, fidèle, honnête, avec des données partagées confirmées, sans témoignage de tiers. Récemment, le 6 novembre 2019, le Conseil d'État a reconnu que l'éthique française ne pouvait plus être appliquée et que l'État aurait dû abroger les textes interdisant la publicité de la profession médicale. Motif: Décision (2017) d'un tribunal de l'Union européenne ouvrant la voie à la levée de l'interdiction de la publicité pour les professionnels de santé à travers l'Europe, suivie d'une demande à la France en 2018 pour le respect du droit communautaire, qui n'a pas abouti jusqu'à présent. De nouveaux textes régissant la publicité des professionnels de santé devraient être publiés "dans les prochaines semaines", a déclaré Katia Julienne, directrice générale de la santé (DGOS).

Les informations sur lesquelles les spécialistes pourront communiquer porteront sur les compétences et diplômes acquis, les conditions d'exercice des exercices, les apprentissages et les pratiques, voire des informations sur les techniques et matériels utilisés, voire la participation aux activités de santé publique. ..

Professions de la santé demain "class =" photo-gauche-sbDaniel Guillerm, président de la Fédération nationale des infirmières (FNI), reste sceptique quant à ce concept de législateur. Les méthodes pour se différencier de ses concurrents peuvent ne pas être honorables, comme acheter des mots clés pour améliorer le référencement de votre site, payer pour augmenter le nombre de vues, d'autant plus qu'il existe des distorsions de moyens pouvant être utilisées, par exemple, par MSP ou CPTS … La mise en place d'un framework est cependant une nécessité pour nos activités de soins.

Julia a rappelé que la question de l'accès aux soins réside dans la qualité. Que signifie être bien entretenu aujourd'hui. Alors que les exigences dans ce domaine sont resserrées à l'hôpital, la ville manque d'outils qui nous permettraient de fournir aux patients des informations objectives et spécifiques en ce sensEn conclusion, soulignant que des prescriptions pour la recertification des professionnels de santé seront émises prochainement …

Gérard Raymond, président de France Assos Santéa rappelé les attentes des patients confrontés à ces chocs dans notre système de santé. Ce qui se passe sans nous arrive contre nous. Et les soignants d'aujourd'hui ne seront pas les mêmes que les soignants de demain! Comprenant l'importance de toutes ces réformes, nous devons passer d'un système de soins à un système de santé dans lequel les acteurs sont formés pour guérir, mais aussi pour jouer un rôle en santé publique à travers la prévention et l'éducation. santé Tout cela doit être fait conjointement avec tous les acteurs de la santé, mais aussi les patients et leurs associations. La mise en forme est la fin, l'expérience du patient doit être considérée comme une co-construction dynamique et efficace de nos politiques de santé.

En conclusion …

c'est Didier Tabuteau, président de la section sociale du Conseil d'État, qui a mis fin à cette journée dense, riche en perspectives. D'autres professions de la santé seront créées qui vont au-delà de ce qui est permis par notre code de santé publique. On assiste également à une redistribution des compétences de chacun d'entre eux en fonction des différents niveaux de formation initiale ou continue. Les questions à se poser concernent quels besoins, dans quels territoires, pourquoi là-bas et ailleurs? La connexion ville / hôpital doit se développer grâce à des dispositifs innovants et nous avons remarqué qu'ils sont nombreux. Dans cette dynamique de changement, la confiance reste une valeur cardinale, grâce à laquelle les avocats, les institutions, les soins de santé et les travailleurs médicaux et sociaux ainsi que les patients peuvent se rencontrer en harmonie, dans le cadre d'une co-création équitable d'un système de santé décent. par nom

Pour devenir demain un métier de la santé, il faudra donc conjuguer les réglementations pour une meilleure coopération, une vision partagée de spécialistes respectueux des compétences de chacun, la volonté des soignants de quitter le monde médical, sans oublier d'écouter attentivement les utilisateurs. .

  1. Entretiens avec le Conseil d'État du droit social Professions de la santé demain, conférence organisée par la section sociale, rapport et recherche du Conseil d'État, 7 février 2020.


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Bernadette FABREGASRédacteur en chef d'Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern

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