Sciences-Po, le modèle illusoire de l'université de demain ® Assurance maladie : Comment ça marche ?

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Par un groupe d'employés, d'étudiants, d'enseignants et de scientifiques de DE Sciences-Po Paris

Tribune. Nous sommes des scientifiques, des administratifs, des techniciens, des enseignants, des doctorants, des étudiants de Sciences-Po Paris et nous nous opposons aux réformes, à l'assurance chômage, aux retraites et aux recherches menées par le gouvernement. Ils mettent l'accent sur la polarisation de la société à deux vitesses et accroissent l'incertitude quant à l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Employés privilégiés de ce secteur, nous partageons l'anxiété et la colère de nos collègues avec lesquels nous sommes solidaires.

Le démantèlement de l'État providence, en cours depuis des années, s'est accéléré avec la mise en œuvre de la réforme de l'assurance chômage 1st Novembre 2019 Cela resserre les conditions d'accès au chômage en allongeant le temps de travail nécessaire à l'ouverture des droits.

La réforme de la retraite débattue présente à la fois un horizon alarmant tant en termes de contenu que d'incertitude qu'elle suscite – calcul de la valeur ponctuelle, introduction ou non de l'âge clé, évolution de l'âge de la retraite. équilibre. Cela est de bon augure pour une réduction globale des retraites, des heures de travail plus longues pour les personnes aux revenus les plus faibles et un renforcement des inégalités existantes avant et après la retraite. Les enseignants de la maternelle à l'université dont nous sommes membres sont particulièrement vulnérables aux baisses importantes de leurs pensions (plus d'un tiers dans le cas d'un enseignant qualifié).

En plus de détruire les mécanismes de solidarité et de protection sociale, l'ambition de notre société est de penser et de former les générations futures qui sont interrogées. Nous partageons avec les membres de l'ESR l'observation d'une université dégradée et l'abandon potentiel de la recherche française, miné depuis plusieurs années par le sous-financement et les réformes néolibérales au nom de l'internationalisation et de l'excellence. Au lieu de créer en masse des postes permanents, les rapports préparatoires à la loi sur la programmation pluriannuelle de la recherche scientifique (LPPR) prévoient une généralisation des contrats statutaires qui retardera inévitablement l'accès des jeunes travailleurs à un emploi stable. Comment garantir la qualité de la recherche en abaissant les conditions de travail de ceux qui la mènent?

En outre, les rapports prévoient de mettre l'accent sur la place de l'évaluation dans le financement des institutions de recherche et le développement de carrière en ignorant l'évaluation scientifique faite par les pairs. Ces évaluations bureaucratiques interfèrent dans le temps nécessaire à la recherche, et dans l'impératif de la qualité et de la fiabilité de nos métiers, réduisant la recherche à une «action» quantifiée à court terme. Ces mesures mettront l'accent sur la logique de concurrence entre les universités, les laboratoires et le personnel de l'ESR, ainsi que sur la concentration des ressources dans plusieurs installations privilégiées. Par conséquent, les lignes directrices de la LPPR se préoccupent non seulement des conditions de travail dans l'enseignement supérieur, mais également de l'existence d'études libres et critiques. Cela dépend de la coopération et des échanges, d'un financement stable et à long terme ainsi que d'une véritable indépendance scientifique. Les étudiants seront parmi les premières victimes en raison de la dévaluation des tâches d'enseignement et de la faiblesse constante des ressources qui leur sont consacrées.

Aujourd'hui, notre usine est citée en exemple par les chanteurs d'efficacité, d'excellence et de compétitivité. Ce modèle est loué pour avoir oublié que «l'excellence» de Sciences-Po repose sur sa concentration unique de ressources, privées et publiques. Cependant, la générosité des financements n'est nullement promise à l'ensemble de l'ESR dans les projets de réforme en cours. De plus, malgré l'environnement privilégié, tous les membres de notre institution ne bénéficient pas de conditions de travail durables et pacifiques. Certains étudiants et doctorants sont confrontés chaque jour à une grande incertitude, tandis que nos jeunes chercheurs connaissent un parcours et une post-thèse sinueux – longues périodes de chômage, chaîne post-doctorale, congés payés … Parmi nos professeurs figurent des professeurs de langues modernes et de jeunes docteurs sans travail, les intérimaires, à la grâce de ne pas renouveler leur engagement et connaissent une grande précarité de l'emploi. En raison de la solidarité avec les membres de notre communauté universitaire, nous condamnons les projets de réforme en cours qui les concernent sérieusement.

C'est pourquoi nous appelons au retrait des réformes de l'assurance-chômage et des retraites. Nous plaidons pour un plan de création d'énormes postes permanents au sein de l'ESR, de revalorisation des salaires et des carrières, d'amélioration des contrats doctoraux et des investissements pour répondre aux engagements de recherche de la France (3% du PIB) .Nous demandons donc une réorientation des montants alloués au crédit d'impôt recherche (CIR) ), un dispositif qui n'a pas été évalué avec une efficacité plus que discutable dans le sens de la recherche scientifique. Des conditions de travail décentes à l'ESR sont nécessaires pour une université accessible à tous. La recherche fondamentale doit être libre et indépendante pour servir une société plus juste et capable de relever les défis d'aujourd'hui.

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