Santé: les aidants se mobilisent contre les inégalités salariales – Vaud et les régions ☎ Assurance maladie : Comment ça marche ?

En France, l’assurance maladie complémentaire (AMC), ou complémentaire santé, est un système d’assurance maladie qui complète celui de la Sécurité sociale en intervenant d’un complément de remboursement des soins. Cette assurance complémentaire est admettons obligatoire, d’assurance-groupe dans l’ensembles des entreprises, et pourquoi pas d’activité, va pour ça facultative et souscrite volontairement chez l’assuré auprès d’une compagnie d’assurance et pourquoi pas d’une mutuelle. Il a alors le choix entre plusieurs formules de garanties complémentaires correspondant à des services différentes pour des évaluation variables.

Dans le langage courant, les indubitables ou bien les média parlent de « mutuelle » pour désigner tous les prestataires offrant une complémentaire santé à adhérents. Toutefois, c’est un pléthore de langage, le terme « mutuelle » étant judiciairement protégé. Une “mutuelle” se distingue des compagnies d’assurances classiques car c’est une société de individus (versus société de capitaux), elle est à but non lucratif (contrairement aux compagnies d’assurances) et son conseil d’administration est composé de représentants des adhérents (et non d’actionnaires). Les mutuelles font partie de l’économie sociale et solidaire.

Andreia Lazarim, 24 ans, et Florian Rose, 25 ans, sont des infirmières HES. Elle a une année d'expérience, elle a deux ans. Et pourtant, à la fin du mois, il reçoit environ 100 francs de moins que sa compagne. Les ajouts de nuit et de dimanche sont également inférieurs. La raison? Il travaille à l'hôpital Riviera-Chablais (HRC), qui offre de meilleures conditions de rémunération, et à l'hôpital de Lavaux.

Scandale pour l'un comme pour l'autre. "Nous sommes déjà mal payés, mais si nous ne sommes pas tous égaux, c'est mauvais!", Proteste Florian Rose. "Nous méritons plus pour tout ce que nous faisons. Nous travaillons pour un homme, nous avons des responsabilités. Vous devez toujours économiser de l'argent dans les politiques de santé. Mais vous ne pouvez pas sauver la vie! "Ajoute Andreia Lazarim.

Et cette situation ne concerne pas seulement les infirmières. Dans le secteur de la santé vaudois, d’autres professions liées aux soins, au soutien, à l’hôtellerie et à la restauration présentent également des différences de rémunération. Une pétition initiée il y a plusieurs mois par des associations de l'industrie demande une augmentation des salaires des employés du secteur. "Le même patient = le même travail = le même salaire!" Telle est leur devise. Le 10 juin, déposée sous l'égide des employeurs, elle a recueilli 7 300 signatures.

Pour mieux comprendre la situation, il est nécessaire de connaître les spécificités des différentes entités du système de santé vaudois. D'une part, il existe un CHUV, considéré comme un service de l'Etat et dont les employés sont soumis à la loi sur le personnel (LPers). D'autre part, les cliniques privées qui ont leur propre convention collective de travail (CCT). Et enfin, les institutions privées à des fins publiques. En ce qui concerne ces derniers, il existe un certain nombre d’employeurs différents: bien sûr, des hôpitaux, mais aussi des EMS et des CMS. Pendant longtemps, il n'y avait pas de convention dans le secteur parapublic. Cependant, en 2008, une coopération a été établie entre divers acteurs de la santé, ce qui a conduit à la convention collective de travail du secteur de la santé parajuridique vaudois (CCT san), qui couvre presque tous les employeurs du secteur parapublic. Certaines institutions, comme l’hôpital ophtalmologique, font exception.

Depuis lors, un certain nombre d'améliorations ont été introduites, telles que le salaire minimum ou la compensation pour le travail de nuit, le dimanche et les jours fériés. Mais cela ne suffit pas pour les pétitionnaires. Les inégalités persistent dans la profession. Selon une étude de l'Institut de recherche en administration publique avancée (IDHEAP), si on se concentre sur la fonction d'infirmière, cette différence est de près de 8 500 francs par an de moins pour un employé d'un hôpital membre de la Fédération des hôpitaux de Vaud lié au CHUV. En bref, l’infirmière perd l’équivalent d’une fois et demie son salaire minimum mensuel, selon l’usine pour laquelle il travaille.

Rendre le travail attrayant

Martine Barraud, membre du comité suisse de l'Association des infirmières vaudoises (ASI-VD), note que le nombre d'étudiants formés aux soins n'atteint même pas la moitié de la main-d'œuvre nécessaire. Des pratiques de paie convergentes dans le secteur de la santé vaudois rendraient la profession plus attrayante. Alberto Mocchi, secrétaire général de la section vaudoise de l'ASI, répond: "Les employeurs sont conscients que, compte tenu de la pénurie actuelle de personnel, ils doivent être attractifs et que les salaires font partie de la réflexion. "

Créé: 23/07/2019, 19:11

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