Les tests de stress climatique peuvent devenir courants … une fois les données maîtrisées ✎ Comment marche le remboursement d’assurance santé ?

En France, la certification maladie complémentaire (AMC), et pourquoi pas complémentaire santé, est un système d’assurance maladie qui complète celui de la Sécurité sociale en conférencier sous forme d’un complément de remboursement des soins. Cette conviction complémentaire est soit obligatoire, sous forme d’assurance-groupe dans l’ensembles des entreprises, ou branches d’activité, admettons facultative et souscrite volontairement dans l’assuré auprès d’une compagnie d’assurance ou d’une mutuelle. Il a alors la nomination entre plusieurs formules de garanties complémentaires analogue à des services différentes pour des cours variables.

Dans le langage courant, les certains et pourquoi pas les médias parlent de « mutuelle » pour désigner la totalité des prestataires offrant une complémentaire santé à leurs adhérents. Toutefois, c’est un hyperbole de langage, le terme « mutuelle » étant judiciairement protégé. Une “mutuelle” se distingue des compagnies d’assurances classiques car c’est une société de personnes (versus société de capitaux), elle est à but non lucratif (contrairement aux compagnies d’assurances) et son conseil d’administration est composé de représentants des adhérents (et non d’actionnaires). Les mutuelles font partie de l’économie sociale et solidaire.

Reconnaître le changement climatique comme une menace majeure pour la stabilité financière est une reconnaissance qui a atteint de nombreuses banques centrales à travers le monde, dans les économies développées et émergentes. "Il ne s'agit plus de savoir si les banques centrales doivent répondre à la crise climatique, mais de savoir quelles mesures prendre et dans quel ordre", estime le cabinet Mazars dans une étude publiée mercredi 19 février en collaboration avec le forum officiel des institutions monétaires et financières (OMFIF).

Une étude de 33 banques centrales et régulateurs représentant 77% du PIB mondial montre que 70% des institutions interrogées considèrent le changement climatique comme une menace majeure pour le système financier. Certains participants à l'étude s'inquiètent de l'instabilité financière systémique résultant d'un changement soudain de l'évaluation des actifs ou des dommages et perturbations des infrastructures économiques. Par exemple, la Banque de France a peur du choc de la stagflation "Loin mais sûr", causée par la hausse des prix de l'énergie.

Accélération de la conscience

"Nous assistons à une accélération de la prise de conscience sur ce sujet. Si nous avions réalisé cette enquête un an plus tôt, le pourcentage aurait été beaucoup plus faible. ", explique Leila Kamdem-Fotso, partenaire de Mazars Bank et co-auteur de l'étude.

Cette accélération est attestée par le réseau de banques centrales et d'autorités de surveillance sur l'écologisation du système financier (NGFS), créé à l'initiative de la Banque de France en décembre 2017, associant actuellement 50 membres, contre huit banques centrales et autorités de contrôle des naissances.

Selon le spécialiste, plusieurs facteurs sont intervenus dans cette prise de conscience progressive: d'abord les Accords de Paris sur le climat signés en 2015, suivis de la pression croissante de la société civile sur ce sujet, puis l'implication de personnalités financières emblématiques comme le canadien Mark Carney, gouverneur de la Banque d'Angleterre depuis 2013 et jusqu'au 16 mars (date à laquelle il sera remplacé par Andrew Bailey, actuel chef de la British Markets Authority). Récemment, la position de Christine Lagarde, la nouvelle présidente de la Banque centrale européenne, indique que "Conscient du danger de ne rien faire", il ne devrait que souligner ce mouvement.

Cependant, le risque est toujours négligé

Par conséquent, si le changement climatique est théoriquement bien intégré par les banques centrales et les régulateurs, dans la pratique, il est encore très peu pris en compte. Actuellement, seulement 15% des institutions du panel tiennent compte des conditions climatiques dans les tests de résistance utilisés dans les institutions financières. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont des pionniers dans ce domaine. De l'autre côté du canal, la Banque d'Angleterre (BoE) intègre déjà ce risque dans ses tests appliqués aux compagnies d'assurance et les intégrera aux banques depuis 2021. En France, le gouverneur François Villeroy De Galhau prévoit de mener un exercice pilote cette année.

Manque de données fiables de mesure des risques

À l'avenir, ces tests de résistance devraient devenir une pratique courante, puisque 79% des banques centrales interrogées déclarent avoir l'intention de le faire. Le fait est que les régulateurs du système financier sont confrontés à un obstacle majeur: il y a un manque de données fiables sur les émissions de gaz à effet de serre des entreprises. Pour 84% des répondants, les données non disponibles ou de qualité insuffisante constituent un problème majeur dans l'intensification de la surveillance des risques climatiques.

"De nos jours, les banques centrales trouvent extrêmement difficile de connaître l'étendue des risques physiques et temporaires sur les bilans des banques, et donc les risques pour le système financier", Leila Kamdem-Fotso pointe.

Une façon de surmonter ce piège serait d'encourager, voire d'obliger les banques commerciales à divulguer leur risque climatique. L'incitation a déjà été mise en œuvre au Royaume-Uni. En France, la loi sur la transformation de l'énergie oblige les grandes entreprises, dont les banques, à publier des rapports ESG et à informer sur leur contribution à la transformation écologique et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Coopération et harmonisation d'une langue commune

Inventer des modèles de prévision à partir de différents scénarios est une autre difficulté majeure. "Il reste beaucoup de travail pour développer de nouveaux outils", confirme Leila Kamdem-Fotso, pour qui la mise en réseau à l'échelle internationale est nécessaire pour que les banques centrales des pays émergents disposant de moins de ressources puissent bénéficier des travaux et des retours d'expérience d'un plus grand nombre de pays avancés.

"Le moment est venu de surmonter la fragmentation du cadre réglementaire et de réaliser la vision globale. " ajoute Leila Kamdem-Fotso. Ce problème d'harmonisation se posera également en ce qui concerne les taxonomies, qui consistent à déterminer la classification des actifs verts et bruns pour parler la même langue.

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