L'eczéma, une maladie qui affecte également le moral ® Assurance Santé

Le rôle d’une mutuelle de santé est de prendre en charge intégralement ainsi qu’à partiellement les dépense de soin non couvertes chez l’Assurance Maladie. En contrepartie d’une cotisation, les adhérents de la mutuelle santé se voient remboursés leur frais de santé à hauteur du niveau de garanties souscrit.

Contrairement à l’Assurance Maladie, la mutuelle santé n’est pas obligatoire. Chacun est libre d’y adhérer ou non. Toutefois, avec la baisse des remboursements de la Sécurité Sociale, la couverture d’une mutuelle santé est aujourd’hui indispensable. De plus, avec la mutuelle entreprise obligatoire d’or 1er janvier 2016, chacun salarié français bénéficiera d’une complémentaire santé.

Les mutuelles santé françaises sont régies dans le Code de la Mutualité et sont des organismes à but non lucratif dans lesquels les adhérents sont intégrés or processus décisionnel.

Eczéma atopique ou dermatite atopique est une maladie cutanée inflammatoire chronique qui se développe préférentiellement chez les nourrissons et les enfants, mais qui peut persister et survient parfois chez les adolescents et les adultes (10-15% des cas). Il se caractérise par une peau sèche associée à des changements dans le type d'eczéma (rougeurs et démangeaisons, bulles, suintements et cuticules) qui évoluent par poussées. L'Inserm, qui estime qu'elle touche un enfant sur dix, précise à ce sujet que, comme de nombreuses maladies chroniques, la dermatite atopique peut avoir impact psychologique important, source de troubles du sommeil, d'irritabilité et même de dépression.

L'étude Ifop pour Sanofi Genzyme rappelle que l'eczéma atopique n'est pas seulement une maladie de la peau qui a le seul effet inconvénient physiqueEn fait, cette maladie complexe et multifactorielle affecte toutes les dimensions de la vie du patient et peut le plonger dans la souffrance. Tout d'abord, les résultats montrent que plus d'un tiers des Français (34%) ont déjà été atteints d'eczéma au cours de sa vie, ce qui rendrait cette troisième maladie cutanée chronique plus répandue en France après les infections à l'acné et aux levures, selon cette étude. Mais malgré l'incidence assez élevée de cette maladie, son niveau de connaissance il reste encore assez flou pour le grand public.

Impact physique lié à la souffrance mentale

Car si 61% des Français disent savoir de quoi il s'agit, à peine une personne sur quatre "voit ce que c'est". Ce niveau de connaissance est encore plus faible (15%) chez les personnes qui ne l'ont jamais été auparavant l'eczéma. Manque de sensibilisation non lié au maintien de certaines idées préconçues, comme l'illustre le pourcentage élevé de Français (82%) qui le réduisent à une maladie «liée au stress» ou à une «allergie» (78%). Autre exemple: moins d'un répondant sur deux connaît un lien possible entre eczéma et pollution ou que la maladie peut être héréditaire (50 à 70% des personnes atteintes ont un parent au premier degré qui est aussi un parent selon l'Inserm).

Sous une forme sévère, l'eczéma se caractérise par des démangeaisons persistantes intenses, des rougeurs et des lésions cutanées récurrentes pouvant aller de pour les infections secondairesSelon l'étude, les inconvénients physiques associés à la peau sèche ou aux lésions inflammatoires ont des conséquences importantes. Ainsi, près des deux tiers des patients (63%) affirment que cette maladie a un impact négatif sur leur qualité de vie, et le grattage est le symptôme le plus gênant. Parmi les maladies rayées plus de 11 fois par jour, 87% rapportent leur impact négatif pour leur bien-être physique. Mais l'eczéma n'est pas seulement un inconfort physique.

Lutter contre le manque d'informations sur la maladie

En fait, plus des deux tiers des patients actuels déclarent impact négatif de la maladie leur moral (69%) ainsi que leur niveau de confiance (68%). L'eczéma rend les patients plus sensibles mentalement, ce qui affecte leur vie sociale à un point tel que près de la moitié d'entre eux ont déjà été soumis à une forme d'exclusion de l'environnement. La forme de stigmatisation ressentie par le plus grand nombre de patients est l'ordre de "cesser de se gratter" (36%). minorité les personnes atteintes d'eczéma (26%) a même fait l'objet de toute forme de harcèlement ou d'agression verbale ou visuelle (moquerie, dégoût, harcèlement, insultes …).

"Cette étude a l'avantage de rappeler qu'une maladie banalisée depuis trop longtemps n'a pas été réduite à inconvénient physique, ", Définit François Kraus de l'Ifop. "Cette maladie cutanée chronique provoque souvent des phénomènes de honte et d'exclusion qui affectent de nombreux domaines leur vie quotidienne (sociabilité, sexualité, vie professionnelle) d'une ampleur souvent sous-estimée par les observateurs et les pouvoirs publics. La lutte contre le manque d'informations sur la maladie, l'expérience de ses patients et les bonnes manières de la traiter apparaît non seulement comme une question de santé publique, mais aussi comme un impératif moral. "

La dermatite atopique touche environ 4% de la population adulte en Europe, plus de 2,5 millions d'adultes en FranceLe diagnostic peut être posé par le médecin traitant, le pédiatre ou le dermatologue, et son traitement est généralement basé sur des dermocorticoïdes topiques à utiliser sur les lésions d'eczéma sous forme de crème ou de pommade. "Ce traitement est efficace si vous souffrez d'eczéma soulage l'inflammation et les démangeaisons, mais n'empêche pas les rechutes. », Spécifie l'assurance maladie. En plus des activités quotidiennes pour prendre soin de la peau (bien l'hydrater avec des émollients …), il ajoute qu'un soutien psychologique peut être nécessaire.

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