Le fiasco paranoïaque de la politique sociale de Macron ® Devis Santé

En France, l’assurance maladie complémentaire (AMC), ou complémentaire santé, est un système d’assurance maladie qui complète celui de la Sécurité sociale en orateur sous forme d’un complément de remboursement des soins. Cette aisance complémentaire est soit obligatoire, sous forme d’assurance-groupe dans toutes les entreprises, ou branches d’activité, soit facultative et souscrite volontairement selon l’assuré auprès d’une compagnie d’assurance et pourquoi pas d’une mutuelle. Il a alors la nomination entre plusieurs formules de garanties complémentaires analogue à des services différentes pour des somme variables.

Dans le langage courant, les assurés et pourquoi pas les médias parlent de « mutuelle » pour désigner l’ensemble des prestataires offrant une complémentaire santé à adhérents. Toutefois, il est un outrance de langage, le terme « mutuelle » étant judiciairement protégé. Une “mutuelle” se distingue des compagnies d’assurances classiques car c’est une société de individus (versus société de capitaux), elle est à but non lucratif (contrairement aux compagnies d’assurances) et son conseil d’administration est composé de représentants des adhérents (et non d’actionnaires). Les mutuelles font partie de l’économie sociale et solidaire.






© Présenté par La Tribune


La Tribune publie quotidiennement des fragments d'analyses diffusés sur la chaîne Xerfi. Aujourd'hui, le fiasco paranoïaque de la politique sociale de Macron

Comment en est-on arrivé à un climat social aussi dégradé en France? C'est une colère sinistre: étudiants, personnels hospitaliers, enseignants, avocats, salariés de la RATP ou de la SNCF, pompiers, policiers, garagistes, dockers … Sans oublier la longue chaîne de "gilets jaunes". Tout se passe comme s'il n'y avait pas de personne satisfaite en France.

Mais tout se passe comme si chacun cherchait sa cause catégorique, sans réelle convergence de luttes, reflétant le diagnostic d'atomisation du corps social. Le gouvernement est donc confronté à une guérilla en cours. Comment en sommes-nous arrivés là? Qu'est-ce que Macron a manqué dans sa politique sociale?

Misez sur un corps social doux

Commençons par l'esprit qui a guidé sa politique en 2017. Le document était:

Orthodoxie budgétaire douce. Réduction mesurée de l'emploi public, des dépenses et de la dette publique en% du PIB. Rien de comparable à une stratégie féroce pour affamer la bête exprimée par les néoconservateurs américains. Un attachement confirmé à l'économie sociale de marché, avec deux engagements symboliques forts: le maintien du système de distribution et le maintien de l'âge légal de 62 ans pour les retraites. Les règles semblaient claires … Plus de flexibilité et de sécurité: étendre la protection des chômeurs, faciliter l'accès à la formation ou à l'apprentissage, relever les minima en échange d'un assouplissement du droit du travail, négociable au niveau des succursales et des entreprises. L'objectif universel a également fermement confirmé, au nom de l'égalité, la poursuite du regroupement, la simplification de la normalisation du système: assurance chômage universelle étendue aux indépendants et démission, retraite universelle, regroupement minimum, système de formation mieux coordonné et moins qualifié etc. En termes de justice fiscale et de redistribution fiscale, cela a finalement été très bénéfique. Moins d'impôts sur la propriété et le revenu du capital, pour la première fois dans une chaîne …

Et un fort taux d'abolition de la taxe d'habitation pour 80% des contribuables, avec la classe moyenne au centre de l'objectif. Réduction des frais pour ceux qui travaillent (cotisations) et son transfert aux baby-boomers à la retraite, trente glorieux locataires.

Sur papier, donc une dose équilibrée. Et la confiance dans le fait que le Gal réfractaire, un enfant gâté par la protection sociale, a finalement ouvert les yeux sur le fait que certains ajustements étaient nécessaires en harmonie avec le reste du monde. La politique de Macron se concentre sur un corps social souple.

Machine d'individualisation des droits

Passons à la mise en œuvre. Premier constat: la fenêtre des grands principes universalistes cache le resserrement du budget. Du système de chômage universel, il ne reste que le nom, et surtout l'épargne des chômeurs. Après la réforme, le système fonctionne à plusieurs vitesses, réduisant considérablement la création de droits pour les démissionnaires et les travailleurs indépendants, et réduisant les droits des travailleurs instables. Il en va de même pour APL, la réforme reportée, mais qui, derrière l'affichage technique, permet d'économiser 1,2 milliard d'euros tout au long de l'année. Il en va de même pour la réforme des retraites, dont les intentions financières cachées mettent le feu aux poudres.

Deuxième constat: terrible opacité provoquée par la volonté de simplification, avec des règles extraites par des écarts et très difficiles à mesurer au niveau individuel. L'ancien système de retraite était balkanique. Cependant, cette incertitude limitée quant au degré de démission du dernier salaire perçu et de la première pension versée. C’est la chose la plus importante. Une retraite idéale indexée tout au long de la vie crée un nouveau risque d'abandon soudain, qui varie d'un cas à l'autre. Il en va de même pour les minima, bien qu'améliorés, mais en vue d'exclure certains oisifs. En fait, la machine sociale Macron, qui se veut universelle, sur une base de facturation en fonction de l'usage réel, est une énorme machine d'individualisation des droits. Comme une assurance privée, pas de nom. Son opacité et son épargne mal acceptée créent une véritable paranoïa du fait que la seule vraie raison de la réforme est de récupérer "de l'argent fou". Ajoutez à cette politique fiscale. Là encore, derrière la balance montrée, beaucoup de petites billes d'essaim qui élèvent d'une classe à l'autre d'une seule main. Même illisibilité et même suspicion de distorsions cachées en faveur des riches.

Tout cela contribue à la méfiance enracinée que j'ai mentionnée au début. Mais la grosse erreur de Macron est sa perception du corps social modéré, qui ignore complètement le rejet des excès liés au financement des économies après 2008. Manque de ressources, détérioration des conditions de travail, la crise a laissé des dettes bien au-delà de la question des salaires. Et chaque effort est considéré aujourd'hui comme un projet de loi exigé des citoyens pour sauver le coût phénoménal du loyer financier pour les minorités. Macron, mis à part le contact avec la réalité, se concentre sur un corps social soumis, et le rejet du système n'a jamais été aussi violent.

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