Dissolution de l'ordre public: une véritable épreuve du siècle que les Français devraient apporter à l'État ✎ Mutuelle santé pas cher pour qui et comment souscrire ?

A qui se destinée la mutuelle santé pour particulier ?
Chacun souscrire à une complémentaire santé, quels que soient son âge et sa situation. Si certaines personnes profitent d’une mutuelle d’entreprise, d’autres choisir de souscrire à une couverture santé à titre individuel ou familial. Il existe aujourd’hui une pléthore d’offres qui proposent des garanties plus ou moins étendues compte tenu de vos désirs et de votre prévision : Avenir Mutuelle vous présente conformément un choix de complémentaires destiné à apporter des réponses à toutes les attentes, à celles des seniors à la retraite tel que à celle des jeunes débutant leur carrière.

Qu’est-ce qu’une bonne mutuelle pour particulier ?
Si vous recherchez la meilleure des mutuelles pour particulier, encore faudrait-il savoir ce qui caractérise une “bonne” maîtrise santé. Son rabais bien entendu ressembler à votre budget, afin que votre mutuelle ne pèse pas trop lourd dans votre balance financière. Et, surtout, la complémentaire pour particulier être ajustée à vos désirs en termes de santé : dans l’hypothèse ou vous devez régulièrement recevoir des soins, et s’ils sont coûteux, il est primordial de sélectionner une toupet capable de vous rembourser suffisamment. A l’inverse, dans l’hypothèse ou vos dépenses de santé sont faibles (ce qui est couramment le cas chez les plus jeunes), une sûreté aux garanties plus basiques pourra suffire, pour des cotisations plus faibles.

La véritable mutuelle pour particulier est donc ceux qui vous couvre le mieux parmi rapport à vos besoins (frais dentaires, optiques, d’hospitalisation), de sorte que, en cas de dépense, vous puissiez être remboursé au premier taux.

Atlantico.fr: un agriculteur de la Marne, Jean-Louis Leroux, a été accusé de tentative de meurtre après avoir tiré sur un homme qui tentait de voler du carburant sur sa ferme. S'il a été libéré jeudi, le cas du fermier est un exemple typique de la démission d'un État de l'ordre public: sa ferme a déjà fait l'objet de quarante vols et, eh bien, il s'est plaint trente fois, absolument rien n'a été fait.

L'affaire Jean-Louis Leroux doit être ajoutée à une longue liste d'affaires similaires. Dans la Marne, lors d'une marche organisée en sa faveur, les agriculteurs ont condamné "l'abandon des zones rurales". Quartiers perdus de la République, village … quelles sont ces catégories de population oubliées par l'Etat et quels délits que l'Etat considère comme "sans importance" (exemples concrets)?

Gérald Pandelon: Les grands oubliés de l'État sont ceux qui souffrent de ses lacunes, mais ne sont pas en mesure de récolter réellement des avantages en matière de sécurité. Les maires des petites communes sont régulièrement agressés, incapables d'assurer une protection élémentaire contre la police qui, faute de personnel, arrive souvent trop tard pour prévenir la violence ou, lorsqu'elle arrive assez tôt, reste limitée dans son intervention avec le respect nécessaire du principe sacré de légitime défense. Le principe selon lequel personne ne peut réagir violemment à la menace d'une attaque, de sorte qu'elle soit graduée et proportionnée, mais qui, sur la base des faits, lui fait peur du pire ordre pour les mêmes forces. Je pense que ce concept devrait maintenant être étendu, permettant aux particuliers d'anticiper ce vol en cas de crime flagrant, afin d'équilibrer les risques encourus principalement par les victimes. En fait, les critères de légitime défense mettent finalement les criminels et ceux qui commettent des crimes sur un pied d'égalité.

Régis de Castelnau: Le cas de Jean-Louis Leroux est absolument exemplaire. Le nombre de vols dont il a été victime et le nombre de plaintes qu'il a déposées en vain montrent le retrait du pays et son incapacité à assurer la sécurité des citoyens, ou du moins à essayer de le faire. Rappelons qu'en France, contrairement aux États-Unis par exemple, la possession d'armes est interdite aux particuliers et est le monopole de l'État, chargé de maintenir l'ordre et la sécurité dans la société civile, et cette mission est l'équivalent de cette interdiction. Le problème est qu'aujourd'hui et il faut le préciser, l'Etat a abandonné la France périphérique, et en particulier les zones rurales, avec une criminalité prédatrice, ce qui provoque la colère des habitants et peut les amener à compenser l'incapacité déclarée, l'Etat recourt à la légitime défense. Et il n'y a pas beaucoup d'arguments contre une société qui ne veut pas de violence incontrôlée, mais qui ne supporte plus qu'elle soit ainsi abandonnée. Il existe des centaines d'exemples de dégradation civique dans les petites villes et les villages. Une nouveauté au cours des quinze dernières années a été l'émergence de gangs étrangers organisés qui se livrent à une véritable prédation dans les territoires qu'ils occupent. Ceci est un exemple extraordinaire d'organisations caritatives sur lesquelles certains de ces groupes ont pris le contrôle! Par exemple, les associations Emmaüs de l'ouest sont contrôlées par des réseaux tchétchènes qui collectent la partie lucrative des dons de trafic de carburant dans leur pays d'origine. Les Roms, souvent commandés par des marchands de ferraille, récupèrent tous les métaux possibles et même profanent des cimetières pour récupérer des croix métalliques ou couper des fils téléphoniques pour récupérer du cuivre. Il y a aussi quelque chose d'inhabituel, de voler du bétail dans les champs ou même du matériel agricole lourd, qui va ensuite dans les Balkans. Les compagnies d'assurance ne suivent plus et les gendarmes n'interviennent même plus faute de moyens. Le pire, c'est que les auteurs sont généralement connus, mais pour éviter les troubles sociaux, la police n'interviendra pas.

La question des «quartiers de république perdus» est quelque peu différente: la faillite du système d'assimilation français, centrée sur les anciennes banlieues rouges de la population, dont la plupart n'ont aucune chance d'intégration. L'État s'est retiré de ces territoires, et la nature, qui déteste le vide, a laissé l'organisation dans une alliance entre le monde souterrain et l'homme barbu, le tout avec des administrations municipales qui reproduisent très souvent un clientélisme que vous ne pouvez pas imaginer. Aucune tendance politique n'a été épargnée et aujourd'hui au sein du parti de Seine-Saint-Denis Christoph Lagarde # et cela se manifeste parfaitement.

Comment expliquez-vous cette renonciation complète à l'État en matière d'ordre public? Quelles en sont les raisons? Est-ce dû à trop de craintes budgétaires ou à une vision idéologique de la politique pénale ou de répression différenciée selon les profils des criminels ou des criminels?

Gérald Pandelon: Il y a un manque de fonds, mais je crains que ce qui est nécessaire soit ailleurs. Nous devons vraiment avoir le courage de reconnaître que notre politique est submergée de nouvelles formes que prend le grand banditisme d'aujourd'hui, et plus précisément le néo-narco-banditisme des villes. Selon nos responsables municipaux, nous devons acheter une salle sociale qui constitue un cadre sans précédent pour la philosophie politique de nos dirigeants depuis 40 ans. Cette lâcheté, cependant, a conduit à une crise étatique sans précédent qui est de retour depuis le début des années 1990 et qui est désormais impuissante grâce à ses propres instruments (respect des droits de l'homme, idéologie de la justification absolue, respect de la présomption d'innocence, et plus pour les grands voyous que les citoyens ordinaires ou les avocats) pour éradiquer le diable dont Baudelaire a dit que "sa ruse la plus rusée était de nous, croyez qu'il n'existait pas", une maladie endémique qui est basée au cœur de la République. À cette lâcheté politique innée, mêlée à la sombre incompétence de ce phénomène, s'ajoute ce que le philosophe allemand de l'école de Francfort, Jürgen Habermas a appelé le "patriotisme constitutionnel", à savoir une idéologie reléguant la vérité et l'observation des faits objectifs, et donc de la réalité, pour ne respecter que procédures relatives à l'état de droit. Mais c'est cette pensée qui fait faiblir l'action à un moment où l'avenir, accepté ou regretté, sera une démocratie, estime Nicolas Baverez.

Régis de Castelnau: Tout d'abord, c'est une question de ressources et il est clair que l'inspection générale des finances de Bercy s'opposera à toute affectation de ressources supplémentaires aux forces de l'ordre chargées de l'ordre républicain sur le territoire, et notamment celles chargées de prévenir et de lutter contre les délits qui détruisent la vie des citoyens: violences, vols, cambriolages, déraisonnables attaques, toute cette violence quotidienne, dont les statistiques nous ont montré une explosion.

C'est la même chose avec la justice publique. Je recommande de lire l'extraordinaire livre d'Olivia Dufour Justice, Faillite française, diagnostic et accusation inhabituels contre ce pays qui, pour des raisons budgétaires, refuse de donner à la France un nom digne pour la Justice. En raison de ce manque de moyens, tant de la part de la police que du judiciaire, un certain nombre de comportements ont finalement été adoptés. Tout d'abord, il existe un certain consensus entre la police et le parquet pour laisser impuni le délit, qui sera qualifié de «quotidien», délit qui a cependant un impact significatif sur la population. Il est donc courant qu'à plusieurs reprises, des milliers de voitures pauvres soient incendiées. Il n'y a jamais eu de recherche d'agresseurs (généralement connus de la police) et de volonté de ne pas tenir compte de ce phénomène par les pouvoirs publics. Il en va de même pour les cambriolages, les vols avec ou sans violence, les vols gratuits, etc. Il faut savoir qu'il y a chaque année 1,5 million de délits en France dont les auteurs connus ne sont pas poursuivis! En matière de répression criminelle, deux facteurs les rendent impuissants. Tout d'abord, un grand nombre de jugements ne sont pas exécutoires en raison d'un manque de ressources, c'est-à-dire des juges chargés de les reprendre et des moyens techniques (nombre de places dans les prisons, éducateurs, juges d'application), ce qui signifie que les personnes qui ont parfois jusqu'à 20 peines condamnés dans leur casier judiciaire, ils n'ont jamais passé une minute en détention. La valeur répulsive de cette répression n'existe pas. Mais il y a aussi une partie de l'idéologie, ou bien sûr la culture de l'excuse est très importante et conduit à «ce qui est bien» complètement démobilisant. Il existe une croyance raisonnable que la répression est dirigée contre les populations déjà défavorisées ou marginalisées, c'est pourquoi beaucoup estiment qu'il ne vaut pas la peine d'en ajouter davantage. Paradoxalement, cela est prouvé par l'incroyable suppression des gilets jaunes et du mouvement social. Dès qu'ils ont rencontré la classe ouvrière et non la population marginale, les juges ont eu les mains particulièrement lourdes. Cela montre que le «relâchement» qui se produit lors de l'examen des conséquences de la répression n'est pas inévitable, mais est en fait un choix politique. En tout cas, il n'est pas exagéré de dire que le crime a été partiellement dépénalisé aujourd'hui. Ce qui pour les "honnêtes gens" est insupportable face Il y a aussi un domaine où les juges ont une main particulièrement lourde, comme le montre l'affaire Leroux. Terrifiés par le risque de se défendre et par la violence arbitraire qui l'accompagne, les tribunaux ont fermement condamné toutes les tentatives de légitime défense. Incitant au malentendu et à la colère de très mauvais augure.

Comment résoudre cette situation? Comment empêcher une nouvelle dissolution de l'ordre public?

Gérald Pandelon: Cela nécessiterait une vision et une volonté. De plus, le courage, qui fait tellement défaut. A tel point que de manière fataliste ou cynique je me demande s'il est urgent de ne rien faire. Cependant, la solution idéale serait d'introduire entre parenthèses, même pour une durée limitée, un système de suspension temporaire des libertés, afin de limiter l'augmentation du nombre de délits et délits et enfin de permettre le rétablissement de l'autorité.

Régis de Castelnau: Je pourrais dire brièvement: "priver la France de ce gouvernement et de ce président qui n'ont qu'une obsession: abolir les services publics, y compris les grands services publics administratifs royaux de police et de justice". Quand on voit les réformes organisationnelles et procédurales adoptées au printemps, la volonté d'Emmanuel Macron devient claire. Rendre l'accès à la justice plus difficile, plus compliqué, plus cher, en espérant tarir la source du litige. C'est ce qui s'est produit avec les ordres de travail, dans lesquels le recours aux tribunaux du travail était si compliqué que le nombre d'affaires portées devant ces juridictions était complètement rompu.

Ainsi, pour remédier à cette situation et revenir à l'ordre républicain, qui aujourd'hui n'est plus certain, il n'y a qu'une solution: donner à la police et à la justice les moyens de mener à bien leur mission.

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